
J’ai récemment lu un post qui disait : « La vie est tellement dure que j’ai oublié que j’aimais danser. »
Cette phrase a résonné tellement fort en moi. Probablement parce que la vie, ces derniers temps, ressemble à un cauchemar éveillé presque tous les jours.
Je suis fatiguée d’être fatiguée.
Non, sérieusement. Chaque fois que je suis convaincue qu’on a enfin touché le fond du trou, voilà qu’on trouve encore le moyen de descendre plus bas. Mon niveau de tolérance pour les conneries, lui aussi, a considérablement diminué. 2025-2026 continue de me traumatiser, collectivement et personnellement.
J’essaie quand même d’éviter de créer trop de chaos parce que, malgré tout : régulation émotionnelle, excellente.
Je continue de rester active autant que possible et de cultiver des petits moments de joie là où je peux les trouver.
En parlant d’être active, le coach que j’ai, de mon plein gré, contacté semble parfois penser que j’ai besoin de sa validation pour faire mes exercices. Monsieur, mon objectif est d’éviter les antidépresseurs, pas de devenir une taille 2.
Le sport, et je l’avoue à contrecœur, m’aide énormément à réguler mon système nerveux. Un peu de la même façon que Mayor Mamdani semble parvenir à réguler les New-Yorkais, un projet après l’autre.
J’adore mon pays, le New Jersey, mais NYC ces derniers jours… j’en suis jalouse !
Je sais qu’il reste énormément à faire, mais c’est tellement rafraîchissant de voir un politicien essayer de livrer ce qu’il a promis. #hot
Parlant de promesses, je me suis tenue à celle que je m’étais faite cet été : dire plus souvent oui que non aux invitations qu’on me lançait.
Entre les sorties entre amis, les cousins, les solo dates et le fait de recommencer à lire, la majorité de mes petits plans se sont réalisés.
Est-ce que ma situation financière s’est améliorée pour autant ?
Absolument pas.
Entre le coût des produits alimentaires et celui de mes produits de soins de peau, je suis totalement dépassée. Mais bon, ne pas avoir à payer pour des couches ou du lait maternisé ? Je dirais que ça ira !
Je ne peux même pas imaginer être déjà autant stimulée et stressée à essayer de joindre les deux bouts, puis devoir en plus penser aux fournitures de la rentrée scolaire.
Profond soupir.
Kudos à tous les amigos qui sont des parents dévoués. Margarita sur mon compte.
Plus sérieusement, je suis tellement préoccupée ces jours-ci que ma pauvre pilule de magnésium travaille d’arrache-pied pour me garder endormie.
Rien que la situation d’irrégularité dans laquelle se retrouvent tant d’immigrants haïtiens me tourne constamment dans la tête. J’essaie de réfléchir à ce que pourrait être ma contribution de manière concrète, plutôt que de simplement céder à la panique collective, même s’il y a, soyons clairs, énormément de raisons de paniquer.
Et puis, il y a tous ces cas de personnes noires retrouvées pendues aux États-Unis qui ne cessent de revenir, certains officiellement classés comme suicides, d’autres encore contestés ou sous enquête. Et je me fous de ce que disent les médecins légistes : « Black people do not hang themselves on trees. »
Il y a tellement de feux allumés en même temps qu’Aaron Parnas finit pratiquement chaque semaine de breaking newsavec un énorme cocktail sur TikTok.
Je le comprends. À ce stade, prépare-m’en deux.
Mais entre deux cocktails imaginaires, il faut bien trouver un endroit où déposer tout ça. Alors j’ai décidé, ces derniers temps, d’utiliser aussi ce blog comme un outil de sensibilisation, mais surtout comme un espace où je peux partager les ressources que je trouve.
Parce qu’au milieu de tout ce bruit, de cette peur et de cette fatigue collective, j’ai besoin de sentir que je peux faire quelque chose. Même quelque chose de petit.
Alors, n’hésitez pas à m’envoyer vos recommandations, vos ressources, les organisations qui font du bon travail, les informations qui pourraient aider quelqu’un. Je me ferai une joie de les partager ici.
Parce que oui, la vie est devenue tellement dure qu’on peut parfois oublier qu’on aimait danser.
Mais j’essaie de m’en souvenir.
J’essaie de continuer à sortir, à rire, à lire, à bouger mon corps, à dire oui, à aimer les miens, à m’informer, à contribuer là où je peux.
Et peut-être que, pour l’instant, c’est aussi une forme de résistance.
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